Bandiya, la fille qui avait sa mère en prison, Fleurus Editions, 235 p, 2018

Un grand merci aux éditions Fleurus.image

Autres titres de Catherine Grive :

  • La fille qui mentait pour de vrai
  • La chance de ma vie
  • Le bureau des objets perdus
  • Le mensonge
  • Reste le chagrin

Résumé de l’éditeur :

Mais finalement, c’est quoi une prison ? Une prison, c’est un endroit ou la société rejette les gens pour les punir. Un endroit où le soleil n’entre pas. Et pas seulement lui, mais aussi les papillons. L’odeur de gâteau du voisin, le silence. Un endroit où la nuit non plus n’entre pas. Il y a toujours un maton qui fait sa ronde en agitant son trousseau de clés, un détenu qui ne trouve pas le sommeil, refaisant cent fois dans sa tête le moteur qui n’a pas démarré, l’arme qui n’a pas tiré. Mais une prison, ça peut aussi être un endroit ou vit ta mère. Une mère comme toutes les autres, qui est là à sa manière, te gronde quand il faut, te montre tes boutons comme si tu ne les avais pas déjà vus. » Zoé n’a pas seulement sa mère en prison, mais aussi sa tante et sa grand-mère, braqueuses professionnelles de bijouteries. Seule fille au milieu des nommes de la famille, elle n’a qu’une idée en tête se montrer digne de l’héritage familial.

Avis de Constance (12 ans):

Cette histoire émouvante, nous plonge dans le quotidien d’une ado pas comme les autres.Seule fille de sa famille en liberté car toutes les autres sont emprisonnées. Entre sa mère…, sa tante … et sa grand-mère…, difficile de rester dans le droit chemin?

Mais qui vous dit qu’elle le restera ?

Souvent, on se met à la place des policiers ou des personnes innocentes qui entourent l’histoire alors que dans ce roman on va au cœur du sujet, au cœur de la psychologie de ces gens qui changent à tout jamais à cause des choix de leurs proches.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman.

Avis de Sophie ( pas encore 45 ans mais ça s’approche !)

Dès que l’on apprend que déjà 3 générations de femmes de la famille ont, ou ont eu, des démêlés avec la justice, on comprend aisément que notre héroïne Zoé va osciller entre deux choix de vie. Soit elle entre dans la « tradition » familiale pour en être une digne descendante, un membre du clan, ou à l’inverse, elle casse ce qui semble être une évidence, un destin écrit. La question est encore plus pressante quand l’illégal se conçoit au nom de la justice envers les plus démunis ou les animaux en captivité par exemple.

L’histoire est dure pour cette jeune fille doublement partagée entre deux mondes : celui des femmes emprisonnées et des hommes libres qui structurent la famille, le premier cercle associé au mal et le second au bien.

Du point de vue de la maman, l’histoire est toute aussi émouvante, elle tente malgré la situation d’élever sa fille, née en détention, comme elle le peut depuis qu’elles ont été séparées règlementairement aux 2 ans de Zoé.  Elle lui inculque des valeurs morales, des notions de réussite auxquelles Zoé tente à sa manière de répondre positivement par des actes qu’elle croit conformes aux attentes de sa maman.

Indéniablement ce roman fait réfléchir.

Conclusion commune Un roman très intéressant, qui dérange parfois, mais qui questionne sur le sens profond des valeurs et des liens familiaux  

code couleur bleue    Très bonne lecture.